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Nous
sommes tous des hamburgers.
On
vit une époque formidable où quand le train de la vie
te semble bloqué irrémédiablement en gare, quai
de tes envies impossibles , où tes perspectives de vie se
rétrécissent à l’aune du monde en
déliquescence, où penser devient suspect , où il
est de bon ton de paraître plutôt que d’être ;
bref quand tout va mal il ne reste plus qu’une thérapie: le
lavage de cerveau socio-politico-médiatique. La recette n’est
pas innovante et existe depuis des millénaires mais revient
régulièrement à la mode avec une fraîcheur
relookée et un cynisme détonnant .C’est une recette
ou le mesclun est l’élément essentiel et
indispensable : un peu de Guy Moquet par ci , un peu de relent
colonialiste par là .Etc.…Nous sommes là en
plein concept Mac Do :le produit unique : ce n’est pas
fait pour plaire à tout le monde , c’est fait pour ne
déplaire à personne , il suffit de doser les
ingrédients en fonction de la clientèle visée :
de la fermeté , des tests ADN, des caméras partout
quand on veut titiller les papilles des fachos ou des frileux ; de la
commisération à l’égard des plus démunis,
des grands discours pseudo philosophiques , de la proximité
filmée et mise en scène quand on veut exalter le goût
« c’est bon , c’est frais » des gogos.
Aucune de ces variantes ne dégoûtent nos papilles mais
…. ce n’est pas très bon. C’est l’estampille «
vu à la télé » mise en évidence
sur l’emballage qui prime relayant la bonne soupe de légumes
( faite de diversité dans la couleur et le goût) au rang
de soupe( du) passée . Les résultats de ce régime
imposé par cette néo–république tenant plus
du « palais des faveurs » que de «
la cantine de l’Abbé Pierre » ne sera visible
qu’à long terme lorsque , accro au produit unique, nous ne
pourrons plus que constater sans espoir de retour que sur la balance
de la citoyenneté notre consistance affichera la fâcheuse
et irréversible tendance à l’ « obésité
sociétale ».Du volume, certes du ronflant certes
mais du mou, autre appellation du cerveau qui dès lors n’aura
jamais mieux porté son nom.
Ce
mou pour le chat que je suis , au vu de l’étendue
exponentielle du sujet, risque fort de m’hamburgueriser .
Chat
Revagué
Chat
badabada , chabadabada
C’est
la lénifiante complainte du candidat en goguette
En
mal de voix Il ère de ci et de là en quête de
son gibier : l’ électeur.
Comme
tout bon chasseur il se poste à proximité des passages.
Marchés
, repas des aînés , plus aucun affût il n’ignore.
De
tous les stratagèmes il use
Contact
physique, roi de la paluche
Contact
oral, roi de la langue de bois
Contact
médiatique , roi de la com
Du
leurre il abuse , s'exposant comme une élément du
paysage public
Tel
un piège caché en salon doré
Il
se fait les mollets dans une course frénétique
Il
se massacre les cordes vocales en faux débats tronqués
Il
se charrie des tonnes de dossiers dont il ne connaît que les
titres
Allez !
n’hésitons pas ne l’insérons point dans l’urne.
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