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Combien seront-ils cette année encore, sacrifiés sur l’autel du conformisme ?
Ballottés au gré du vent : à gauche sous l’autan et à droite si c’est le vent d’ouest.
Seules les girouettes s’y retrouvent car elles l’ont en poupe quel qu’il soit !
Combien seront-ils, disais-je ?
L’an dernier, on en denombrait plus d’une centaine dans le seul Mazamet, il est probable que l’hecatombe en atteigne cette fois plus du double : un vrai massacre...
Mais comment comprendre cette vulgarité barbare ?
Est-ce une course acharnée à l’échalotte entre voisinage ? Ou le retour à la métode ancestrale dîte de “l’affût”, nécessitant l’usage d’une dépouille approximative comme leurre pour attirer la proie dans ses filets ?
Espérons que ce ne soit pas plutot le fléau du mauvais goût et du manque d’imagination inculqué par les ondes hertziennes qui pousse irremediablement les gens à ressortir avec aigreur, dès la fin du mois de novembre, les pitoyables pères noel en plastique mou.
On peut les voir surplombant sans âme nos rues avec la dignité d’un sac poubelle, on les exhibe - ô schyzophrénie - cloués au-dessus des portes tels des pattes d’ours en pays montagnard...
Qu’on se le dise :
au pays des rêves, sans ses rennes, le père-noel pendu haut-et-court n’est plus roi !
 crédit Miaou Say Toon
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