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« Fleur
du désert » de Sherry Hormann
Vous
voulez un résumé ? C’est l’histoire d’une gardienne de
chèvre somalienne (Waris Dirie) qui devient un des tops models les
plus en vue de la planète.
Dis
comme ça, je ne suis pas sûr que ça donne envie de voir ce film…
Disons que si on me l’avait présenté ainsi, je n’aurais pas
fait le déplacement !
Maintenant
si je vous dis que ce film retrace la vie (romancée certainement) de
« fleur du désert » une fillette de 13 ans qui, pour
échapper à un mariage forcé, traverse à pied son désert
somalien, pour Mogadiscio où elle cherche refuge chez sa grand-mère
qui, sentant la guerre civile arriver, l’envoie à Londres chez une
tante qui vit dans une Ambassade.
Et
si je vous dis que ce film effleure plusieurs sujets qui me sont
insupportables. Des sujets contre lesquels je me révolte :
Les
mutilations génitales féminines, le poids des traditions, les
mariages forcés et arrangés, la condition de soumission de trop
nombreuses femmes à travers le monde, l’extrême pauvreté, le
viol, le déracinement, les conditions de vie des personnes sans
papier, le droit d’asile, le droit de se déplacer librement, la
guerre civile, l’esclavage moderne « diplomatique », le
monde du mannequinat, le corps féminin réifié, l’impression de
propriété que peut donner le contrat de mariage…
En
fil conducteur, le rapport symbolique à l’eau… Cette fille qui
est née dans le désert a un rapport particulier avec l’eau.
L’absence d’eau, sa rareté, sa préciosité.
L’eau :
la pureté… L’infibulation : le moyen de s’assurer de la
virginité des filles… Pureté, virginité… Vous saisissez ?
Non… alors c’est mon imagination !
La
mannequin éthiopienne Liya Kebede nous entraîne dans cette histoire
comme si c’était la sienne. D’ailleurs, ça aurait pu être la
sienne : l’infibulation est pratiquée en Somalie (pays de
Waris Dirie) comme en Éthiopie (pays de l’actrice Liya Kebede).
Je
ne sais pas si je vous ai donné envie d’aller voir ce film (ou
d’acheter le dvd lorsqu’il sortira) mais si vous y allez et que
vous en ressortiez indemne, venez m’expliquer comment vous avez
fait !
Depuis,
Waris Dirie a été nommée ambassadrice de l’ONU pour lutter
contre les mutilations génitales féminines.
Le
6 février est la journée de l’ONU consacrée à la lutte contre
cet acte de torture.
Mato
Witko.
Associations
concernées (liste non exhaustives !) par les sujets abordés
dans ce film :
-Amnesty
International :
Maison
des Associations, place du 1er mai
81100
Castres
05
63 50 78 33
mail :
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-
Comité Contre l’Esclavage Moderne :
CCEM
- 107 AVENUE PARMENTIER
75011
PARIS.
Site
Internet :http://www.esclavagemoderne.org
-
GAAMS : Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, des
mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la
santé des femmes et des enfants.
66
rue des Grands Champs 75020 PARIS
Tél.
: 01 43 48 10 87 – 06 74 16 77 38
Fax
: 01 43 48 00 73
Mail :
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