|
Membre
du conseil d’administration de Sortir du Nucléaire Tarn et
Promouvoir les Energies Renouvelables, je suis particulièrement
sensible à une sortie rapide du nucléaire, au développement des
énergies renouvelables et aux économies d’énergies réalisables.
L’éolien
fait parti de ses énergies renouvelables que nous devons développer
pour remplacer le nucléaire.
Mais
l’éolien est une énergie renouvelable sur laquelle soufflent des
contradictions. Je veux dire que ma position sur le développement de
l’éolien industriel est des plus délicates. Prendre une position
claire est pour moi un conflit interne, un déchirement.
J’ai
conscience que nous ne pouvons pas, dès aujourd’hui, nous passer
du nucléaire pour produire l’électricité dont nous avons
actuellement besoin. Besoin ou envie, le débat serait plus large
mais je vais tenter de recentrer ma réflexion sur les éoliennes.
Techniquement,
les éoliennes, pour être efficaces doivent être installées dans
des sites ventés. Quels sites mieux ventés que les crêtes et les
sommets ? Je dois vous avouer que l’idéologie et le rationnel
ne maîtrisent plus la main qui écrit ce qui va suivre.
Voir
des éoliennes s’implanter sur les crêtes des collines, ici ou
ailleurs, me répugnent au plus haut point. Ces éoliennes sont les
preuves de notre incapacité à la simplicité, de notre volonté à
nous étendre toujours plus sur l’espace terrestre. Nous sommes
incapables de conjuguer toutes les solutions adaptées pour sortir du
nucléaire, du charbon et du pétrole. Réduction des consommations,
isolation performante des bâtiments, promotion des autres formes
d’énergies renouvelables…
Pour
des raisons « économiques », nous choisissons d’en
favoriser une au détriment des autres. Certes, le bilan énergétique
des éoliennes lui est favorable : c’est une forme d’énergie
rapidement rentable, ayant un impact moindre sur l’environnement
quant à sa fabrication (énergies grises) et au recyclage des
matériaux entrant dans sa composition.
À
cause de notre incapacité à produire une énergie propre je devrais
chaque jour qui me reste à vivre composer avec des paysages
modifiés.
Ma
subjectivité laisse mes contemporain-es indifférent-es, certes,
mais qu’ils et elles comprennent que ce mode de consommation, ce
mode de vie me demandent trop de concessions… Jusqu’à quand
pourrais-je en faire ?
Me
restera-t-il d’autres choix que d’aller vivre parmi les Kayopo,
les Maku et les Yanomami d’Amazonie (encore faut-il que je sois
accepté en leur sein !) ?
Mato
Witko.
» No Comments
There are no comments up to now.
» Post Comment
|