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Mon clavier, Sarkosy, Judas et Dieu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Chat Revagué   
02-02-2010

Et bien non ! je n'ai pas regardé le tv show en ce lundi de GEN ( Grande Explication Nationale).Adepte du plaisir au sens large et sachant que là ou il y  a de la GEN et bien justement il n’y a pas de plaisir je me suis prudemment abstenu de mater le Sarko Show. Il faut dire qu’en matière de contes lorsque j'ai envie de rêver je me reporte aux écrits de Perrault ou de Grimm plutôt qu’à la rhétorique lénifiante de notre maître à tous. Notre Immense Petitesse, à l'écoute des commentaires de comptoir du lendemain, m'a tout de même inspiré quelques réflexions que je vous livre tout de go ci dessous:

 

Mon clavier, Sarkosy, Judas et Dieu

ou

Comment d’un mot saisi sur un clavier j’ai rencontré le Divin. 

Lorsque je saisis sur mon clavier sarkosy sans majuscule le correcteur automatique m’indique que ce mot lui est inconnu et me propose  deux choix :

Sarkosy avec un S majuscule  et saros.

Sarkosy avec un S: Voilà là donc le petit homme passé à la postérité. Mon PC ( ça c’est un comble !) n’accepte sarkosy  qu’en lettre capitale.  Il ne  manque plus que la correction automatique sans choix possible avec d’autorité un S majuscule, pour que le grand petit homme se  place au dessus des Mitterrand, De Gaulle et consorts. Il serait d’ailleurs question que des émissaires spéciaux de l’Elysée soient en discussion avec Bill Gates. L’académie Française travaillerait également sur le dictionnaire des synonymes. ; il serait question d’associer les mots Sarkozy et Dieu.

   

Saros : Lorsque à la saisie de Chirac le correcteur propose chiral (« adjectif : ayant pour effet de ne pas être superposable à son reflet dans un miroir » - exemple : Fillon a un coté chiral au regard de Sarkozy) à la saisie de Sarkozy apparaît aussi comme choix de remplacement saros : et là c’est moins bénin et beaucoup plus inquiétant. En effet un saros est un terme utilisé en astronomie ; il s’agit de la période qui règle le retour des éclipses qui ne dure pas moins de 18 ans, 11 jours et 8 heures calendaires. Se cogner encore prés de 16 ans Saros avec en apogée une éclipse alors que l’on mériterait le paradis, non merci.

Mais là aussi, il semblerait que des émissaires spéciaux de l’Elysée, snobant Benoit le narquois, Dalaï le haut perché, Ben l’increvable et bien d’autres potentats de bas étage, soient en pourparlers très avancés et en direct avec Dieu lui-même. D’après des sources proches du Très Haut, Dieu aurait rompu les négociations après une entrevue avec Judas qui lui aurait avoué avoir un fils caché qui suivrait avec ardeur les traces de son père dans un recoin de la vieille Europe catholique. Judas se serait enorgueilli devant le Très Grand que l’élève dépasse le maître, que lui-même, pourtant précurseur et référence en matière de trahison, ne pouvait qu’admirer la maitrise du petit au vu du nombre incalculable de trahisons de toutes sortes en à peine 30 ans de carrière. Supérieurs hiérarchiques, amis, femmes… électeurs même : plus personne n’aura pu éviter la tendance ravageuse mis à part quelques amis qui sont naturellement immunisés pour avoir eux-mêmes pratiquer ardemment cet art là. «Il a, » aurait déclaré Judas à Dieu « créer une école des plus réputées appelée UMP  et aurait déjà réussi à former une cohorte d’élèves zélés dont un espoir, ancien révolutionnaire puisque ex PS, ayant lamentablement échoué au concours d’entrée à l’ENA mais doué naturellement pour la trahison ». « Je lui ai même conseillé » aurait précisé Judas « que s’il souhaitait que l’espoir ne se métamorphose un beau jour en désespoir il eut mieux valu  préparer un dossier béton pour lui ôter toute tentation, l’élève étant de toute évidence a même de déboulonner le maitre ». Ce que ne sait pas Judas, c’est que le petit veut prendre la place du père et continuer son combat jusqu’à ce que dans la Bible revue et corrigée Nicolas efface et remplace Judas en attendant bien sur un faux pas de Dieu.

Dieu est-il indéracinable ? Voilà la question essentielle qui le taraude. Alors soyons un peu compréhensifs et magnanimes: les droits fondamentaux, la grippe, le chômage, le pouvoir d’achat, la misère ici et ailleurs ne sont que des petites mesquineries de gauchistes sans foi au regard de la mission dévolue à notre sérénissime et ultime sainteté.


 
Lettre à M.Besson Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Mato Witko   
15-01-2010

DéBAT SUR L’IDENTITé NATIONALE : pourquoi ?


M Besson.


Citoyen du monde, je me qualifie volontiers d’apatride volontaire.

Je suis partisan de l’abolition des frontières et partisan de ne plus considérer les êtres humains en fonction de leurs documents administratifs.

Je comprends mes proches qui refusent de participer à ce débat de peur de le cautionner…


Vous venez pour que nous débattions sur l’identité nationale. Mais qu’est-ce qu’une identité nationale ? C’est un concept, une idée… et ce concept est très fluctuant et évolutif ! Ce concept n’a aucune valeur ! Si ce n’est celle que vous lui donnez.

Mon identité est celle que je me donne, je choisis mon identité car JE SUIS.

Définir son identité propre ne revient-il pas à s’identifier par opposition à l’Autre.

Je ne veux pas m’opposer l’Autre, mais vivre avec lui, en bonne intelligence, en établissant des relations humaines.


Y a-t-il une identité nationale « naturelle » ? Il est évident que non, les frontières séparant les prétendues nations n’ont rien de naturelles !


L’histoire, la géopolitique, la philosophie, la psychologie, la sociologie, la culture, les migrations… autant d’approches qui contredisent la valeur de votre concept d’identité nationale…

 

Au cours de l’histoire « l’identité nationale » n’a pas été la même ! Les frontières variant en fonction des guerres, victoires, défaites, accords et tractations…


Votre débat veut-il se situer entre un « droit du sol » ou un « droit de sang » ? Quel que soit celui que vous choisissez, je rejette les choix que vous proposez.

  • Si avoir « l’identité française » c’est être comme vous M Besson, alors permettez-moi de vous avouer que je ne suis pas français ! Et je ne fais pas d’attaque personnelle.


  • Si « être français » c’est avoir une calculatrice à la place du cœur, et établir un calcul démagogique pour savoir le nombre de personnes qui ont le droit de s’installer en France et le nombre de celles et ceux qu’il va falloir expulser après les avoir parqués dans des camps dans des conditions indignes d’un être humain ;



  • si être français c’est être partisan d’une société de concurrence entre êtres humains, où la solidarité et l’entraide sont des valeurs volontairement oubliées en faveur de l’égoïsme le plus dégradant et le plus dangereux pour l’avenir ;



  • si être français c’est approuver la politique de votre gouvernement : politique de déstabilisation sociale, de dégradation des conditions de vie du plus grand nombre d’entre nous, politique d’exclusion et politique de soutien au capitalisme financier et économique que je combats…


 

Alors permettez moi d’affirmer sans honte que je ne me sens pas français mais seulement un être humain, un citoyen du monde, un apatride… et que votre débat sur l’identité nationale a une réelle odeur malsaine dont je devine les objectifs de suspicion, de repli identitaire, de haine de l’Autre…


Vous cherchez à détourner l’attention d’une grande majorité de la population par ce débat qui a l’avantage de passionner parce qu’il donne l’impression de traiter de la définition de chaque être. Vous profitez d’une sorte de perte de repaire généralisée due à une situation de crise multifactorielle.

Hors, nous avons toutes et tous le besoin (et le droit) de nous définir, d’avoir des repaires. Sinon, nous ne pouvons pas nous affirmer comme être humain. Comme individu (je vous épargne les références au concept d’anomie définit par le sociologue Durkheim, par exemple). C’est de l’ordre de la psychanalyse et non pas d’un débat populiste à l’avantage de votre politique discriminatoire et d’expulsions.


Monsieur Besson, en organisant un tel débat, vous n’êtes pas dans votre domaine de compétences, et le jeu auquel vous jouez va nous brûler les doigts en favorisant les exclusions, les discriminations et la haine de l’Autre.


Ne cherchez-vous pas à nous faire oublier qui sont les vrais responsables de nos problèmes ?

 

Les responsables des conditions de vie de la plupart d’entre nous ?

-L’absence d’égalité devant la loi,

-devant l’accès à un logement décent,

-devant l’accès aux soins,

-devant un frigo vide.


Les responsables de l’état inadmissible dans lequel se trouvent la terre, la nature, la biodiversité ?

Les responsables des conditions de vie et de misère subies par les habitant-e-s des régions victimes du colonialisme, du néo-colonialisme et du capitalisme mondialisé?

Il y a un adversaire contre qui lutter : il s’agit de la pauvreté et du système qui permet l’exclusion, la misère, la destruction de notre environnement. C’est contre ce système que nous devons regrouper nos forces… Le problème c’est que ce système, vous ne voulez pas l’affronter, vous en faîtes parti !


Dois-je rappeler l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme qui dit que " toute personne a le droit de circuler librement et choisir sa résidence, et a le droit de quitter son pays y compris le sien et de revenir  ".

Et la France se vante d’être à l’initiative de cette déclaration !


Le 10 janvier 2010.

Mato Witko.


Dernière mise à jour : ( 15-01-2010 )
 
J'en crève Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Icha   
20-11-2009

J'en crève.

Je suis pourtant née sur un chemin de cuivre et d'or.

Au moment où la nature se donne pour nos coeurs et

nos regards embrumés.

Avec ce cadeau qui me maintient en vie chaque année

encore,je pourrais être la femme la plus comblée du monde

et pourtant parce que je sais que le coeur de l'homme est si

empli de ténèbres,je ne peux être heureuse.


Oh,face à des millions d'entre mes frères,je ne manque de

rien car née dans un pays qui a inventé des moyens de

maintenir les pauvres pauvres et les riches riches,je suis

assurée d'un minimum pour fermer ma gueule et poursuivre

une petite vie.

 

J'ai donc un toit,et à la fin du mois toujours un paquet de riz

qui peut durer.

Une voiture,pour polluer ma planète et payer des contraventions

ou les ignorer,des moyens modernes de communication,l'eau,

le chauffage même s'il peut faire défaut parfois...alors de quoi

puis-je donc me plaindre ?


Je me plains de mon être vil qui veut toujours davantage,de

du courage qui me manque de tout plaquer et de lutter,refuser

encore avec plus d'opiniâtreté ce monde que mes ancêtres ont

crées et dont je ne veux pas.


J'en crève de l'isolement,du repli égoïste tendance ancrée de

l'humain,de la folle démesure et des appétits féroces de la

nature humaine que la plupart d'entre nous ne savent pas dompter.


J'en crève de crever à petit feu comme chien forcé de demeurer

                 enchainé pour ne pas gêner par l'étalage de sa liberté ces messieurs

                 dames humains.


J'en crève comme toutes ces plantes qu'on arrache,et toutes celles en

pots qu'on jette comme un objet ,comme toutes ces pierres qu'on extrait

qu'on explose,qu'on taille qu'on enchaîne autour de nos cous de frères

indignes,comme ces animaux qu'on nourrit pour les tuer et se remplir

de toxines de mort et ceux qu'on a mené à un rang d'esclaves pour

nous faire valoir.



Nom: Dela branche perchée

Prénom: Icha

Date de naissance: il y a quelques millénaires AILLEURS

Lieu: au fin fond d'une région froide mais belle de FRANCE

Adresse: Tarn midi-pyrénées FRANCE

Profession: artiste chiante en création en FRANCE



Mon identité déclinée certes filtrée et floue,(me contacter

pour plus de renseignements) cible donc ma personne.


FRANCAISE


Oui,je suis née ici dans ce pays magnifique aux régions

changeantes et pleines de charme.

Suis -je pour autant obligée de me sentir appartenir à

ce pays ,pire à cette région,pire à ce département,à cette

ville ?

Suis-je obligée de me remplir de ce sentiment de chauvinisme

et de nationalisme ?

 

Et bien non!

Comme chacun d'entre nous,je peux décider de me sentir libre

ou aliénée à un pays,une région,une famille,une émotion,une

profession,une religion,une activité,un logement,un partenaire...


Je ne me suis jamais senti patriote ou alors selon le dictionnaire

en 1789, et même si les évènements qui remuent la France en ce

moment me pousse à exprimer les mêmes revendications qu'alors

je me sens cependant davantage terrienne et universelle que

française.

 

Car le combat que nous avons à mener aujourd'hui ne concerne pas

un petit pays avec ces gueguerres intérieures que l'on voudrait y

activer mais une TERRE , une PLANETE en sursis.


Ce n'est donc certainement pas en se prévalant Français et en

désirant conserver pour soi son pays et ses acquis et en regardant

ceux que l'on exclut crever *que l'on va aider la VIE à poursuivre

son chemin.

 

*Car si c'est ça être français,je préfère bruler ma carte d'identité.

ICHA.


Dernière mise à jour : ( 20-11-2009 )
 

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